samedi 5 mai 2007

Respect de l'adversaire

Lorsque je suis tenté de cracher sur Michel Onfray, je ne peux m’empêcher de penser à l’évènement extraordinaire que serait sa conversion. ("Seigneur, fais le tomber de son cheval celui là !") Forcené de l’athéisme, ce type est quand même mon frère. Et bien qu’il atteigne parfois des pics inédits de malhonnêteté intellectuelle -notamment lorsqu’il prétend combattre les "a priori chrétiens" dans le domaine des questions bioéthiques, je ne peux m’empêcher d’être touché par son amour de l’Ancienne Grèce, ses origines populaires, sa réussite, son intelligence. J’en vois déjà certains sourire : complaisance avec un farouche adversaire du catholicisme, dites vous ? Non, fidélité à l’authentique esprit de Droite d’un Calvo Sotelo [1] : ce qui nous distingue d’une gauche sectaire, c’est que nous n’éprouvons pas de haine, nous voulons débattre avec nos adversaires dans la vérité. Quelques extraits de l’un de ses derniers « posts » :

«L’histoire des soixante-huitards est d’abord l’histoire de la trahison des idéaux de Mai 68 »

« Les français sont des veaux qui croient aux étiquettes dont les hypocrites et les fourbes se servent pour maquiller leurs programmes toxiques et frelatés : ils ne jugent pas les idées, les contenus, le fond, mais leur mise en scène, la forme et son spectacle. »

"Le soir du 6 mai prochain, la micrologie politique devient la loi, la politique spectacle aura baissé le rideau, les voitures reprendront feu."

On est au moins d’accord sur trois points. Le débat peut commencer…

[1] Merci à Bernard Antony d’avoir cité tout dernièrement le grand leader de la Droite espagnole des années 30. Je crois qu’il est le seul homme politique français à avoir fait référence à cette grande figure du conservatisme européen. J’y suis doublement sensible car j’ai - en dehors d’une grande admiration pour ce leader politique assassiné par des policiers républicains, un point commun avec lui : nous sommes issus de cette vieille terre celte qu’est la Galice.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

peut-être avez-vous vu cette mise à mort du cuistre sollers par Onfray sur une émission quotidienne post Soir 3, dont le nom m'échappe..pour cela, je pardonnerais beaucoup à Onfray.
Qui connais encore Calvo Sotelo ou Gil Robles? L'assassinat se Sotelo fut pourtant un événement clef dans la révolte de l'Espagne conservatrice contre la menace bolchevique.

Anonyme a dit…

Calvo Sotelo, gallego