Le 29 mai 1453, les Turcs conduits par le sultan Mehmet II prennent Constantinople. Massacres, viols, profanations et pillages se sucèdent pendant 3 jours. 15 000 personnes sont tuées tandis que 25.000 survivants sont réduits en esclavage et dispersés dans l'empire ottoman.
Voici des extraits des chroniques de Critobule, un chretien passé plus tard au service du sultan:
Voici des extraits des chroniques de Critobule, un chretien passé plus tard au service du sultan:
« Aucune tragédie ne pourra jamais égaler celle-ci en horreur. Spectacle navrant et terrible ! On massacrait des malheureux qui, sortis des maisons couraient par les rues, attirés par les cris, et tombaient sous le glaive avant d'avoir saisi la réalité. On les massacrait dans les maisons où parfois ils se défendaient, et dans les églises où ils se réfugiaient. Les soldats turcs enragés ne faisaient aucun quartier. (...)
Quand ils eurent massacré et qu'il n'y eut plus aucune résistance, ils ne pensèrent plus qu'à piller, et s'éparpillèrent, volant, dérobant, pillant, tuant, violant, faisant captifs hommes, femmes, enfants, vieillards, jeunes gens, moines, prêtres, hommes de tout âge, de toute condition... Cette cohue de toutes les nations, ces brute effrénées, se ruaient dans leurs maisons; les arrachaient, les traînaient, les déchiraient, les forçaient, les déshonoraient, les violentaient dans les carrefours, leur faisant les plus affreux outrages. (...) Les temples furent déshonorés, saccagés et pillés... Les objets sacrés, jetés à terre avec mépris, les saintes icônes et les vases sacrés profanés. On arrachait les ornements sacerdotaux, on les brûlait, on les brisait en morceaux, ou simplement on les jetait à la rue. On violait brutalement les châsses des saints pour en arracher les reliques et les jeter au vent. Les calices, les coupes du saint sacrifice étaient réservées pour leurs orgies ou brisées, ou fondues ou vendues. Les vêtements des prêtres, brodés d'or, de perles et de gemmes, étaient cédés au plus offrant ou jetés au feu pour en retirer l'or fondu. »
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