lundi 22 septembre 2008

Auto-censure

Renaud Camus, ecrivain qui sent le souffre depuis qu'il a osé s'exprimer sur l'homogeneité communautaire des intervenants d'une radio hautement culturelle, s'aprête à publier son "journal" de l'année 2005, "Le Royaume de Sobrarbe". Suite à des pressions de son éditeur, l'auteur a choisi d'expurger ses ecrits de certains passages politiquement incorrects et aussi légitimes que celui ci:


(...) ressentir une pulsion de rejet envers des personnes étrangères qui viennent s'installer par peuples entiers, sans égard pour les populations "indigènes", leurs sentiments et leurs manières, ne relève pas non plus du racisme, surtout quand ce rejet s'exprime sans violences. C'est une simple manifestation de l'instinct de conservation.
Si les écologistes et bien d'autres trouvent normal que des gens habitués à un paysage naturel souffrent de le voir disparaître ou se modifier au point de n'être plus reconnaissable, à plus forte raison devraient-ils trouver compréhensible que des gens habitués à un certain paysage humain, façonné, lui aussi, par les décennies et souvent par les siècles, avec ses modes spécifiques d'interaction entre les personnes, les figures qui le composent, souffrent de le voir disparaître ou se modifier au point de n'être plus reconnaissable, car alors c'est un véritable exil intra muros qui leur est imposé. La couleur de la peau peut jouer un rôle dans ce sentiment, mais ce n'est pas déterminant. On peut aimer l'Afrique et le Maghreb, on peut y aller vivre à condition que cela soit un choix, que cela découle de l'initiative personnelle. Mais que dirait-on si on nous mettait de force sur des bateaux pour aller y vivre éternellement? Or c'est à un véritable exil immobile, sans voyage, qu'est astreinte dans certains quartiers, certaines cités, la population "de souche", exil d'autant plus pénible quand ces lieux portent l'empreinte de l'"islam way of life". Il suffit de connaître les pays musulmans, d'y avoir vécu non pas en touriste, en séjour d'agrément ou dans les quartiers réservés aux diplomates, pour se rendre compte que l'air y est vite irrespirable pour un occidental, et cela même quand la population se montre cordiale. »

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