"Rejeté de toute part, Benoît-Joseph Labre a finalement choisi une vie de mendiant et de pèlerin, allant de sanctuaires en sanctuaires. Le produit de sa mendicité va le plus souvent à d'autres pauvres, ce qui lui vaut une réputation de sainteté. Il est en errance perpétuelle sur les chemins des grands pélérinages: il se rend à Rome en décembre 1770, à Saint-Jacques-de-Compostelle en 1773, de nouveau Rome en 1774, puis à Lorette en 1777. Il se fixe à Rome l'année suivante. Selon la légende, il vécut six ans dans les ruines du Colisée, avant de mourir à 35 ans, le 16 avril 1783" (Wikipédia)Voici le poème que Paul Verlaine composa en mémoire de ce saint le jour de sa canonisation (1888)
Amour
Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine,
D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés,
D’exalter aujourd’hui le caché des cachés,
Le doux entre les doux à l’ignorance humaine
Et le mortifié sans pair que la Foi mène,
Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez
Les peuples et les saints, qui, tous sens détachés,
Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,
Comme un autre Alexis, comme un autre François,
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile !
Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort
Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile,
Comme l’Eglise est tendre et que Jésus est fort !
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