A Bruxelles, N. Sarkozy a déclaré ne pas avoir changé d'avis sur l'adhésion de la Turquie tout en précisant que cette question n'était pas d'actualité.
"Je ne vois pas comment on peut être candidat avec une opinion et président avec une autre: je ne pense pas que la Turquie ait sa place dans l'Union".
(...)"je ne vois pas l'utilité pour l'Européen que je suis d'aller poser cette question là alors qu'elle ne se pose pas maintenant et que nous avons tant de pain sur la planche". Comprenez l'élaboration d'un traité simplifié pour remplacer la Constitution européenne lors du sommet européen des 21-22 juin.
Toutefois, les 27 doivent se se prononcer le 26 juin, sur l'ouverture de trois des chapitres thématiques qui jalonnent les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. Une première occasion pour le nouveau président de s'opposer concrètement à l'entrée de la Turquie dans l'UE, et de montrer au peuple français qu'il tient parole.
La tâche ne va pas être facile: à ses côtés pendant la conférence de presse, le président de la Commission José Manuel Barroso a réaffirmé que la Commission était pour la poursuite des négociations.
"Nous sommes pour la poursuite des négociations avec la Turquie, mais maintenant notre priorité absolue, c'est le traité, la résolution de la crise institutionnelle", a-t-il indiqué.
A moins que le président de la République conditionne la relance institutionnelle de l'UE à un arrêt du processus d'adhésion de la Turquie... On peut toujours rêver!
Source: Romandie news
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire